Plusieurs présidents d’associations, élus et candidats de Saint-Clément-de-Rivière ont reçu, le 25 février 2026, un courrier de M. Molter présentant les raisons de sa démission et mettant en cause la manière dont l’exécutif municipal aurait traité une possible prise illégale d’intérêt concernant Mme Lapierre.

Compte tenu des informations diffusées, il paraît utile de rappeler précisément la chronologie des faits.

Depuis octobre 2023, j’ai demandé à Mme Lapierre d’organiser la manifestation « Octobre Rose » au profit de l’Institut du Cancer de Montpellier, acteur majeur et reconnu nationalement.

Mme Lapierre est chercheuse à l’INSERM, qui décide seul de sa carrière, de sa rémunération ou de sa position hiérarchique, elle est fonctionnaire d’Etat et travaille au sein de l’Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier (IRCM) sous tutelle de l’INSERM, de l’Université de Montpellier et de l’ICM.

M. Molter nous a signalé le 16 octobre 2025 que cette situation était susceptible d’être qualifiée de prise illégale d’intérêt au regard de l’organisation d’« Octobre Rose ».

Aussi, le 17 octobre 2025, Mme Lapierre, d’elle-même, m’a saisi par écrit afin de signaler cette situation. Dans ce même courrier, elle indiquait être disposée à se déporter de toute décision ou communication concernant directement l’ICM.

Le 5 novembre 2025, j’ai tiré les conséquences de cette alerte en décidant de réserver à ma seule décision tous les actes relatifs à « Octobre Rose » et à l’ICM : subventions, conventions, partenariats, communications institutionnelles. Cette décision a été notifiée, et M. Molter en a été informé par mail.

Le même jour, des consignes précises ont été données à la Direction générale des services pour mettre en œuvre ce déport, actualiser l’ordre des signatures, informer les services concernés et faire mention de l’abstention de Mme Lapierre dans les procédures utiles.

Le 6 novembre 2025, cette organisation a été formalisée par un arrêté de déport, ensuite transmis en préfecture et publié, copie adressée à M. Molter. Il ne peut donc être sérieusement soutenu que l’alerte aurait été ignorée, minimisée ou laissée sans suite.

Il est exact qu’une première note interne, rédigée par l’apprenti en affaires juridiques, dans un cadre administratif préparatoire, a relevé un risque juridique et formulé des recommandations pour l’avenir. Il est tout aussi exact que des observations de procédure ont été émises par la DGS sur l’encadrement de certaines modalités de collecte. Mais ces éléments internes n’ont jamais constitué une conclusion définitive : ils ont précisément conduit à renforcer la sécurisation juridique du dossier.

Une consultation extérieure spécialisée en droit public, sollicitée à mes frais, a ensuite considéré que la chronologie de l’alerte et du déport sécurisait substantiellement la situation. Copie de cette consultation a été envoyée par mail à M. Molter le 31/12/2025.

Il convient également de rappeler que, par écrit, M. Molter lui-même indiquait le 1er janvier 2026 qu’il considérait le sujet de Mme Lapierre “désormais comme clos”. Le 8 janvier 2026, il écrivait encore avoir déjà indiqué que ce sujet lui semblait clos, en précisant ne pas avoir d’expertise juridique sur cette question.

Cette chronologie ne concorde pas avec l’idée selon laquelle l’alerte aurait été ignorée ou laissée sans suite.

Les faits sont clairs :

  • une alerte a été formulée ;
  • elle a été prise en compte ;
  • un déport effectif a été décidé puis formalisé ;
  • les services ont reçu instruction de l’appliquer ;
  • une consultation extérieure spécialisée est venue confirmer la sécurisation de la situation.